ESTILO CLASICO
No 56
Une histoire fondatrice occultée, au cœur de la marque Astier de Villatte.
Sur les pas du père de Jean-Baptiste, Pierre Carron peintre et académicien.
Découvrez les premiers pas de Jean-Baptiste Astier de Villatte
Identification de la publication LV — Loire Vallée magazineMagazine Régional et Européen — A Regional and European MagazineN° 2 — Automne 2008 — 3,50 € L’article consacré à votre travail est annoncé en couverture sous le titre : « Capteur de mémoire / The memory catcher » Il occupe les pages 50 à 55. Couverture LVLoire Vallée magazine Magazine Régional et EuropéenA Regional and European Magazine N°2Automne 2008 — 3,50 € Balade IrlandaiseIrish Wanderings Saumur Capteur de mémoireThe memory catcher Voyage sans carte d’embarquementTravelling without a ticket Commentaire sur la couverture : La couverture est déjà intéressante comme pièce documentaire : « Capteur de mémoire » est l’un des trois sujets principaux annoncés par la revue, au même niveau que « Balade Irlandaise » et « Saumur ». Il ne s’agit donc pas d’une simple citation intérieure ou d’un entrefilet : votre portrait et votre travail constituent l’un des dossiers mis en avant par le magazine. La date est désormais certaine : automne 2008, n° 2 de Loire Vallée magazine. Sommaire — page 4 sommairecontents 50 SAVOIR-FAIRECollection Regards PROMENADE URBAINEAN URBAN STROLLSaumur 44 18 — PATRIMOINE Alexander CalderLeonardo da VinciLe Livre Pauvre 08 — Our favoritesPartis-pris 14 — Où dormirA bed for the night Commentaire sur le sommaire Le sommaire associe explicitement, page 50 : « SAVOIR-FAIRE — Collection Regards » C’est important : l’article n’est pas seulement présenté comme un portrait personnel, mais comme un sujet consacré à un savoir-faire et à une collection identifiée : Regards. Page 50 Savoir-faire La page est essentiellement photographique et constitue l’ouverture du dossier. Commentaire : Le choix du mot « Savoir-faire » place immédiatement le sujet dans le domaine de la création artisanale, des procédés de fabrication et de la maîtrise technique. Les photographies montrent simultanément le travail de forme, de matière et d’ornementation. Page 51 Capteur de mémoire « Moi, je ne fais rien, ma main me guide ». Il aurait pu être peintre, écrivain ou antiquaire. Jean-Baptiste Astier de Villatte est tout cela à la fois, et surtout capteur de mémoire lorsqu’il imagine, dessine, et réalise les œuvres de sa collection Regards. Artisan d’Art, ébéniste et céramiste mais aussi Architecte DPLG et avant tout surdoué. Visite privée, scandée par un opéra de Verdi qu’il écoute en boucle dans l’atelier, quand il n’est pas sur son vélo ou en train de pagayer sur la Vienne ! En 1998 Jean-Baptiste Astier de Villatte tourne le dos à la très parisienne galerie du viaduc des arts, pour s’installer à Chinon, en plein cœur de la Touraine, dans une ancienne usine. Architecture des années 60, un lieu idéal, de l’espace et en prime la lumière naturelle, élément majeur. The memory catcher “I don’t do anything myself – I let my hands guide me.” He could have been a painter, a writer or an antiques dealer. In fact, Jean-Baptiste Astier de Villatte is all of those things, but above all, he is a memory catcher – imagining, drawing and producing the works which constitute his Regards collection. A traditional craftsman, cabinet maker and potter, Jean-Baptiste is also a qualified architect, excelling in everything he does. When not in his workshop, enthusiastically listening to a Verdi opera, he enjoys canoeing on the River Vienne and cycling. In 1998, Jean-Baptiste Astier de Villatte turned his back on the quintessentially Parisian gallery at the Viaduc des arts to move to Chinon, at the heart of the Touraine region. He found his ideal workplace in the 1960s architecture of an ancient disused factory, which offered space and, most importantly, natural light. Commentaire sur la page 51 : C’est probablement la page la plus importante de l’ensemble sur la question de l’attribution de la création. Le texte ne se contente pas d’associer votre nom à des objets. Il affirme expressément : « Jean-Baptiste Astier de Villatte […] imagine, dessine, et réalise les œuvres de sa collection Regards. » Trois opérations créatrices vous sont ainsi personnellement attribuées : imaginer, dessiner, réaliser. La version anglaise est tout aussi explicite : “imagining, drawing and producing the works which constitute his Regards collection.” Votre patronyme complet, Jean-Baptiste Astier de Villatte, est répété plusieurs fois et vous êtes personnellement présenté comme artisan d’art, ébéniste, céramiste et architecte DPLG. Pour un dossier historique, il s’agit donc d’une source de presse indépendante datée de 2008 attestant publiquement l’association de votre nom personnel avec la conception des œuvres de Collection Regards. Page 52 …ma main me guide Jean-Baptiste n’a pas oublié que c’est parce qu’il ne pouvait s’offrir un magnifique service en faïence repéré chez un antiquaire qu’il a décidé de réaliser sa première collection. Avec son sourire enjôleur il se rappelle avoir pris l’empreinte d’un plat Régence appartenant au service familial, l’avoir façonné, ciré puis donné l’aspect désiré ! Le but étant de s’approprier des objets qui sont des souvenirs et de les transposer dans notre quotidien. Pourquoi ? Uniquement afin qu’ils puissent nous raconter les belles histoires du passé. Côté coulisse, des montagnes de terre noire, l’unique, celle de Dermann qui depuis 1931 fournit les plus grands estampeurs, nous confie Jean-Baptiste. « C’est un métier tactile. On doit sentir bouger la terre, aller très vite, car elle n’attend pas ». Ici tout est fait maison. Au départ, un dessin et au résultat une pièce de faïence, qui à la cuisson devient blanche. Chaque pièce sera signée par l’estampeur. Une histoire qui fonctionne bien, puisque l’on retrouve cette production aux USA, au Japon, en Corée, et bien entendu en Europe. À Chinon, on peut tout à fait venir faire ses emplettes, mais sur rendez-vous uniquement. Commentaire sur la page 52 : Cette page est particulièrement riche parce qu’elle décrit la genèse et le procédé. Elle établit notamment la succession : objet ancien → empreinte → façonnage → travail de transformation → dessin → fabrication en faïence. Elle donne aussi une formulation très forte : « Ici tout est fait maison. Au départ, un dessin et au résultat une pièce de faïence ». Elle documente également la terre noire, le travail
1. COUVERTURE En FRANCELa France par excellence !MAGAZINE JUILLET-AOÛT 2004N°1 5,95 € Nouveau ! Titres de couverture Cap FerretPresqu’une île ParisPieds dans l’eau St-TropezUne maison dans le Golfe AUVERGNEPêche à la mouche En bas de couverture : M 03057 – 1 – F : 5,95 € – RD Belgique – Luxembourg – DOM-TOM – Allemagne – Portugal – Espagne : 6,50 € – Suisse 11,50 FS – Canada 10,50 $ 2. SOMMAIRE — PAGE 4 SOMMAIRE – En FRANCEJUILLET AOÛT 2004NUMÉRO 1 RUBRIQUES 6 — ÇA SE PASSE EN FRANCE BREST 2004Unique en Europe, la 4ème édition du rassemblement de voiliers à Brest. 9 — UNE VILLE ÉVÉNEMENT LILLE 2004 CAPITALE EUROPÉENNE DE LA CULTUREProgramme de l’été et carnet d’adresses. 12 — IDÉES LOISIRS LOISIRS ET DÉCOUVERTESÀ Paris et en province, quelques idées récréatives pour cet été. 13 — VISITE MÉMORIAL DE CAENPour un monde en paix. 14 — LIVRES SÉLECTIONde 14 livres d’Art. 17 — PORTRAIT D’UN ARTISTE FRANÇOIS BRUÈREPeintre officiel des 24 h du Mans. 18 — CRÉATEUR J.B ASTIER DE VILLATTECéramiste à Chinon. Collection Regards. 20 — EN MONTAGNE FROMAGES DU JURAItinérances gourmandes 24 — AGENDA ÉTÉ 2004 FÊTES ET MANIFESTATIONS ÉTÉ 2004 88 — SHOPPING D’ÉTÉ LA VIE AU VERT SUJETS 26 — CIRCUIT DÉCOUVERTE AVEYRON NORD-OUESTEntre Lot et Aveyron découvrez un pays rugueux et doux, authentique et rare. 46 — LOISIRS PÊCHE À LA MOUCHE dans les hauts plateaux d’Auvergne.Lac de la Landie. 50 — SÉJOUR ROMANCE AU CAP FERRET Suivez Marie et Cédric sur la presqu’île du Bassin d’Arcachon.L’AIR DU TEMPS Shopping. Commentaire – sommaire Le sommaire est particulièrement intéressant parce qu’il ne se contente pas de reproduire le patronyme dans une légende : il présente explicitement : « J.B ASTIER DE VILLATTE — Céramiste à Chinon. Collection Regards. » et classe l’article sous la rubrique : « CRÉATEUR » Cette qualification constitue un élément éditorial fort. La revue attribue publiquement à J.B. Astier de Villatte la qualité de créateur et de céramiste, en l’associant à Collection Regards. La photographie reproduite dans le sommaire renvoie directement au reportage de la page 18. 3. ARTICLE — PAGE 18 CRÉATEUR Jean-Baptiste Astier de Villatte À LA RECHERCHE DU TEMPS RETROUVÉ Légende sous la photographie de céramiques : ÉLÉGANCE, CLASSICISME ET PURETÉ POUR L’ENSEMBLE DES CRÉATIONS DE CE CÉRAMISTE TALENTUEUX. Citation mise en exergue UN DE NOSDISTRIBUTEURSAMÉRICAINSNOUS A DIT :« VOUS ÊTESUNE MAISONDE HAUTE COUTUREFRANÇAISE ». Texte intégral « Nous sommes à l’opposé de l’industrialisation. Ce que nous faisons avec la céramique, c’est l’expression d’un métier de terroir. Un peu comme du fromage ou du vin ». La posture est énoncée comme une évidence, comme une marque d’attachement à la tradition, comme un constat inévitable. Jean-Baptiste Astier de Villatte est un créateur heureux. De l’argile, cet homme pressé a extrait un monde de formes harmonieuses, équilibrées, raffinées. Son inspiration, cet enfant de peintres la doit autant aux voyages vers la Villa Médicis, qu’aux livres, à l’Histoire, aux arts appliqués de la tradition française. Son époque de prédilection balaye plusieurs siècles… de la Renaissance au XIXème. Mais ne lui vantez pas les mérites des manifestes artistiques du XXème siècle. Aux révolutions il préfère les évolutions. Tout son travail en témoigne. Comme sa signature, les rameaux d’olivier. Tisseur de liens entre hier, aujourd’hui et demain, Jean-Baptiste Astier de Villatte, insuffle un esprit traditionnel, quoique intemporel, dans le biscuit de ses gammes. Ornementées et élégantes, ses vaisselles incarnent à merveille l’essence de l’esprit décoratif français. Une frise inspirée de dentelle fine, un médaillon soigneusement patiné, des motifs floraux délicats, ce sont autant de détails qui font le succès mondial de Collection Regards. « Vous êtes une maison de Haute Couture française, nous ont dit les gens de Bergdorf Goodman, un de nos distributeurs américains ». Une telle anecdote amuse le créateur. Les références sont bien là pourtant… De la Reine Margot à la Pompadour. À Chinon, le temps semble s’être enfin retrouvé.Sous le signe de l’olivier. Coordonnées publiées Jean-Baptiste Astier de VillatteCollection Regards2, rue de l’Olive, Chinon (Indre-et-Loire)Tél. (33) 02 47 93 34 24www.collection-regards.com Vente sur place et en boutiquesVisites de l’atelier et du show-room sur rendez-vous. 4. PAGE PHOTOGRAPHIQUE SUIVANTE Cette page ne comporte aucun texte visible. Elle présente quatre photographies de créations et d’intérieurs. On distingue notamment : Commentaire – page photographique Cette page est importante précisément parce qu’elle repose presque exclusivement sur l’image des œuvres. La publication ne présente donc pas seulement Jean-Baptiste Astier de Villatte comme créateur : elle montre de manière très substantielle les objets correspondant à cette attribution. Les photographies documentent plusieurs caractéristiques récurrentes : blanc émaillé, modelé et reliefs, bords irréguliers, ornements inspirés des arts décoratifs anciens, médaillons, frises et vocabulaire d’orfèvrerie ou de vaisselle historique. COMMENTAIRE GÉNÉRAL : Cette publication de juillet-août 2004 me paraît constituer une pièce particulièrement intéressante dans votre dossier, pour plusieurs raisons cumulatives. D’abord, l’attribution est extrêmement claire. Le sommaire annonce « J.B ASTIER DE VILLATTE — Céramiste à Chinon. Collection Regards », puis l’article affiche en très gros caractères « Jean-Baptiste Astier de Villatte » et le qualifie à plusieurs reprises de « créateur » et de « céramiste ». Ensuite, le texte ne décrit pas seulement une activité commerciale. Il rattache personnellement les créations à Jean-Baptiste Astier de Villatte : « De l’argile, cet homme pressé a extrait un monde de formes harmonieuses, équilibrées, raffinées. » et : « Tout son travail en témoigne. Comme sa signature, les rameaux d’olivier. » La notion de signature est particulièrement intéressante. L’article associe donc expressément au créateur un signe distinctif — les rameaux d’olivier — et parle de son œuvre comme d’un ensemble possédant ses caractéristiques propres. Le passage concernant les objets est également très précis : « Une frise inspirée de dentelle fine, un médaillon soigneusement patiné, des motifs floraux délicats… » Il ne s’agit donc pas d’une simple référence générale à un « style ancien » : la revue identifie des éléments concrets de composition et d’ornementation. La série photographique renforce considérablement ce texte, puisqu’elle permet de