L’ensemble des textes :
Maison Française — Hors-série automne-hiver 2004
Couverture :
MAISON FRANÇAISE
Spécial art de vivre
RECEVOIR & VOYAGER
AILLEURS, AUTREMENT
Inspirations : déferlante déco sur les hôtels • Dîners en ville chez six créateurs : conseils et gourmandises
Maison Française — Hors-série
N° 19 — Automne/Hiver 2004
Prix : 4,50 €
Édito — automne-hiver 2004
Christine Soler
Née en Afrique, elle a vécu à Madagascar. Elle arrive à Paris à l’âge de 20 ans et rêve de faire les Beaux-Arts… Elle écrit un des tout premiers mémoires sur l’image de synthèse. Après une rencontre décisive avec le photographe Dimitri Tolstoï, elle devient à son tour passionnément photographe free lance. Participe au lancement de Propriétés de France puis rejoint les rédactions de Maison Française et Maison Magazine. Certains jours, envahi par les shoppings des stylistes, son studio devient un vrai bazar, où elle seule sait retrouver et poursuivre ses objectifs.
Claude Weber
Ex-assistant de Peter et Vincent Knapp, ce photographe explore la décoration dans de grands magazines comme Maison Madame Figaro, Marie Claire Maison, Maison Française… En 2001, il photographie la première collection joaillerie de Baccarat puis met en image la nouvelle Maison Baccarat, inaugurée l’an dernier. Entre deux reportages, il fait des photos de paysages mêlant nature et urbanisme, s’initie à l’aquarelle, s’occupe de son deuxième fils de trois mois, Virgile, arrivé sept ans et demi après Tanguy. Et attend le printemps pour retourner à la pêche à la mouche…
Anne Draeger
Une silhouette juvénile et pourtant déjà mère de trois fillettes. Un personnage paradoxal bourré de talent. Sous son air sérieux, une sorte de fée facétieuse… Diplômée de l’École du Louvre, elle est à la fois styliste, journaliste et conceptrice d’images. Elle n’aime que l’insolite, le décalé, parfois l’extravagant, mais toujours dans le cadre d’un esthétisme rigoureux, d’une mise en scène maîtrisée. On est enchanté par sa vision poétique du monde. Un classique sujet sur les arts de la table devient, avec elle, une série de natures mortes surréalistes…
Patricia Parinejad
Cette belle Germano-Iranienne de 39 ans parle six langues et s’est installée à Paris après Los Angeles, New York, Miami, Berlin… Un tourbillon lorsqu’elle arrive dans une rédaction, immanquablement accompagnée de la placide Emma, sa chienne. Patricia collabore à de nombreuses revues internationales d’architecture, de design et décoration et a publié divers ouvrages chez Taschen. Elle travaille avec des artistes contemporains, des photographes et des vidéastes qu’elle représente en tant qu’agent, bref une touche-à-tout séduisante, douée pour l’art et les relations.
Éditorial d’Alexandra d’Arnoux
J’espère que mon copain l’homme des cavernes, qui aura entraîné sa dulcinée jusqu’au seuil rocailleux de son « home » pour lui faire passer un délicieux quart d’heure, lui proposera auparavant de partager une succulente marinade d’auroch. Depuis l’aube de l’humanité, recevoir rime avec plaisir, sinon c’est raté. Quand on ouvre les portes de sa maison, on participe à un acte social, familial, amical, amoureux, religieux. On n’a pas besoin d’être riche, généreux et inventif suffisent.
On possède tous des « trucs » pour transmettre aux autres un message immédiat de bienvenue. Lorsque j’ai emménagé dans mon premier pigeonnier, rue Saint-Placide (25 mètres carrés sous les toits et sans ascenseur), j’ai suivi les conseils de ma grand-mère, qui avait connu des moments fastueux et d’autres nettement moins. « Même si tu es fauchée, me disait-elle, il faut que tu aies une rose dans une jolie bouteille et de jolies assiettes pour servir les spaghettis. »
Toujours à l’affût de nouvelles idées et de suggestions raffinées, nous inaugurons dans ce numéro, sous la signature d’Agnès Comar, une rubrique où de grands pros de la déco, des maîtresses de maison averties, nous confient les secrets et les attentions qui font de leurs dîners ou leurs week-ends des moments inoubliables (cf. p. 35).
Recevoir participe d’un rituel en perpétuelle évolution, comme le souligne Jean-Claude Lebensztejn dans un précis du savoir-vivre (p. 90) où il annonce le retour des bonnes manières (voilà un réel soulagement !) et nous parle de « convivialité et de cérémonial ». Aujourd’hui, on ne reçoit plus comme nos parents.
Nous avons d’autres préférences, comme l’illustrent l’architecte India Mahdavi dans son bureau transformé à l’occasion en salle à manger design (p. 106) et Gisela Trigano, décoratrice et voyageuse, dont les dîners aux saveurs exotiques font oublier les jours trop courts de l’automne (p. 120). Chez le designer Frédéric Schmidt et Marie-Pierre Saltiel, en revanche, plus de salle à manger : on dresse le couvert sur la grande table basse du salon (p. 114).
L’appartement de Jean-Baptiste Astier de Villatte évoque quant à lui une douceur de vivre qui sent bon la cire et les confitures (p. 136).
Mille et une variations transforment aujourd’hui l’art de recevoir en un exercice de style ultrapersonnalisé, repris à grande échelle par les palaces, les hôtels, les maisons d’hôtes qui proposent aux épicuriens que nous sommes une extraordinaire gamme de services. L’hôtel, terrain de prédilection des plus grands — Andrée Putman, Frédéric Méchiche, Ed Tuttle, pour ne citer qu’eux — anticipe de plus en plus l’univers maison. Une évolution à observer de près, des inspirations à capter… Et maintenant, à vous de jouer !
Alexandra d’Arnoux
Sommaire — novembre 2004
Magazine
Édito — p. 5
Enquête — p. 14
L’hôtellerie redéfinit les codes de l’art de vivre sous la caution des architectes et décorateurs. Chaque établissement est désormais signé.
Envies de… — p. 27
Vaisselle imprimée, design et savoir-faire, ustensiles astucieux… Les incontournables.
Agnès Comar nous reçoit — p. 35
Selon Agnès Comar, l’art de bien recevoir à table est un plaisant exercice qui impose exigence et générosité, humour et fantaisie.
Événement — p. 41
Chaumet célèbre le bicentenaire du sacre de Napoléon avec faste en accueillant la somptueuse collection de bijoux de l’Empire.
Portrait détaillé — p. 45
Mathias trouve l’équilibre de ses objets et meubles entre nostalgie et avant-gardisme.
Anniversaire — p. 48
Depuis 1854, l’épicerie fine Hédiard a acquis une renommée mondiale en pérennisant l’exigence et le savoir-faire de son fondateur.
Tendance — p. 50
De Cardiff à l’île Maurice, aucun hôtel haut de gamme n’ouvre aujourd’hui sans son spa.
Gastronomie — p. 55
Les chefs du Ritz, à Paris, donnent des cours de cuisine aux amateurs et aux professionnels.
Exposition — p. 59
En Dordogne, les Jardins de l’Imaginaire exposent les créations de Vincent Folderer, œuvres de papier entre poésie et technique.
100 % design — p. 63
Bernard Pictet, designer de verre, met le matériau dans tous ses états pour les architectes.
Objet culte — p. 66
L’architecte Jean-Michel Wilmotte a créé pour Laguiole une collection de couteaux fluo.
Savoir-faire — p. 69
Bougies La Française : une entreprise rationnelle qui sait allier tradition et mécanisation.
Gastronomie espagnole — p. 75
Rencontre avec une génération magistrale de chefs catalans et basques d’aujourd’hui.
Art de vivre — p. 79
Les Français brisent les codes classiques et inventent de nouvelles façons de recevoir.
Insolite — p. 87
Jean-Luc Danneyrolles, jardinier gourmand cultive un potager aux variétés fort anciennes.
Savoir vivre — p. 90
Entretien avec Jean-Claude Lebensztejn, auteur d’un livre érudit : Les manières de table.
Étape — p. 92
Le château des Réaux, une propriété idéale pour une simple visite ou pour passer une nuit.
Livres — p. 94
Les secrets de cuisine, les saveurs d’hier et d’aujourd’hui et les grands crus de Bordeaux.
Salon Maison & Objet — p. 98
Au Salon Maison & Objet, un moment convivial avec les convives et les amis de Côté Maison.
Sommaire — Reportages et art de vivre
Le mélange des genres — p. 106
India Mahdavi a le sens du savoir-faire et le goût des alliances inattendues et hétéroclites.
Secrets de gourmets — p. 108
Dans leur loft parisien, Martine et Armand Hadida, créateurs des fameuses boutiques L’Éclaireur, reçoivent leurs amis gourmets.
Simplicité et sophistication — p. 112
Christophe Delcourt est designer et éditeur de son mobilier. Il aime le bois massif, l’argile et la céramique, les matières brutes et nobles.
Ingénieuse convivialité — p. 114
Chez eux, Frédéric Schmidt et Marie-Pierre Saltiel se sont livrés à un exercice de style : le mélange de leurs talents et de leurs penchants.
La maison des voyages — p. 120
La voyageuse Gisela Trigano nous reçoit chez elle, dans une ambiance éclectique.
Tentation tendre — p. 126
Derrière la créatrice de mode Stella Cadente se cache Stanislasia Klein et son univers maison ultraféminin : rose, doux, transparent.
Accords majeurs — p. 132
À Milan, visite du Spazio Strato, un concept lieu où s’unissent le design et la gastronomie.
Grandeur et dépendances — p. 136
Créateur inspiré, Jean-Baptiste Astier de Villatte vit en Touraine, dans un appartement où le décor oscille entre poésie et tradition.
Les délicates intentions — p. 142
Décorer une table avec goût lorsque l’on reçoit est un véritable signe d’amitié ou d’amour.
Ravissant fouillis — p. 148
Lieu de vie, théâtre de leurs rêves, l’appartement-atelier des artistes Pierre & Gilles ressemble à leurs images : exotiques, décalées.
Moments d’éternité — p. 154
En Suède, dans les jardins du sculpteur Carl Milles, le temps paraît suspendu à tout jamais.
Légendaire Lancaster — p. 158
Né en 1930, cet hôtel parisien a évolué avec goût. Aujourd’hui, la cuisine est aussi à l’honneur, avec l’arrivée de Michel Troisgros.
Le Murano, dernier lobby — p. 164
Le Murano, premier urban resort parisien, pour une clientèle à l’affût de sensations autres.
Saveurs — p. 170
Connaître tous les charmes d’un succulent dîner apéritif avec quatre mises en bouche.
Almanach
À la manière de… — p. 176
Stella Cadente, pour un univers féerique.
À la manière de… — p. 178
Gisela Trigano, pour les âmes voyageuses.
Art de recevoir — p. 180
Des serviettes en papier raffinées.
Service quatre étoiles — p. 182
La vaisselle des grands hôtels.
Atout prix — p. 185
Bien choisir sa machine à espresso.
Décor de Noël — p. 189
Des décorations décalées à suspendre.
Adresses — p. 190
Adresses et téléphones des objets cités.
Page d’ouverture de la rubrique
REPORTAGES ET ART DE VIVRE
Recevoir, par India Mahdavi — p. 106
Chez Martine et Armand Hadida — p. 108
Recevoir, par Christophe Delcourt — p. 112
Chez Francis Schmidt — p. 114
Chez Gisela Trigano — p. 120
Chez Stella Cadente — p. 126
Le Spazio Strato à Milan — p. 132
Chez Jean-Baptiste Astier de Villatte — p. 136
Shopping arts de la table — p. 142
L’appartement de Pierre & Gilles — p. 148
Les jardins de Carl Milles — p. 154
Légendaire Lancaster — p. 158
Le Murano, dernier lobby parisien — p. 164
Saveurs d’un dîner apéritif — p. 170
À Chinon — « Grandeur et dépendances »
Titre et chapeau
À CHINON
GRANDEUR ET DÉPENDANCES
CRÉATEUR INSPIRÉ, JEAN-BAPTISTE ASTIER DE VILLATTE VIT EN TOURAINE DANS UN APPARTEMENT BANAL TRANSFORMÉ PAR UN DÉCOR BASÉ SUR LA SYMÉTRIE.
Reportage et texte : Agnès Waendendries
Photographe : Guillaume de Laubier
Légende de la première page
L’organisation du salon découle d’une symétrie parfaite : la table (collection Regards) est placée devant le pan de mur médian, entre les fenêtres. Elle est prétexte à une disposition tout aussi symétrique des luminaires, objets et petits meubles.
Page 138
Légendes
CI-DESSUS. Vert tendre et blanc crème, les couleurs sont particulièrement seyantes dans cette salle à manger. Chaque pan de mur est organisé comme une nature morte régie par le principe de la symétrie. Au centre, un meuble surmonté d’un objet majeur ou d’un tableau, entourés de pièces de vaisselle ancienne ou de la collection Regards.
CI-DESSOUS. Jean-Baptiste Astier de Villatte escorté de ses deux lévriers sloughi, Azia la noire et Semch le blond.
PAGE DE DROITE DE GAUCHE À DROITE. Dans le salon, une petite baigneuse en bronze de son père Pierre Carron, dialogue avec l’un des premiers bustes en faïence polychrome créés par Jean-Baptiste. Austères ou neutres à l’extérieur, les meubles sont peints à l’intérieur de couleurs vives qui font ressortir la vaisselle et les objets rangés dedans. Rouge sang dans le buffet de la cuisine, vert doux dans ceux du salon et de la salle à manger.
Texte de l’article
Où il a la folie des grandeurs et il l’avoue. Par décret ministériel, il a été autorisé à relever le nom de sa mère et, en rêve, se laisse porter par les fastes d’un palais vénitien ou la noblesse d’un hôtel particulier, à Paris ou en province. Dans la réalité, ses moyens financiers restent limités et il habite pour le moment un appartement presque banal dans une maison du XIXe s, située au cœur de Chinon.
Architecte de formation, il sait visualiser les volumes. Cette « boîte à vivre » en possédait de beaux (une hauteur sous plafond de trois mètres soixante) et une lumière exceptionnelle. Orienté au sud et sans vis-à-vis, l’appartement domine la Vienne. Côté nord, un éclairage parfois violent est donné par la réverbération de la lumière sur les façades en tuffeau des maisons voisines.
Pour oublier l’absence de moulures, de corniches et de boiseries, détruites dans les années 70, la présence de carrelages et de poignées de portes banals, Jean-Baptiste Astier de Villatte a occupé l’espace comme dans un décor de théâtre, où l’œil est égaré par une impression d’ensemble. L’équilibre ici est donné par des jeux de symétrie où l’on s’amuse à lire un vrai confort visuel.
S’inspirant de son métier premier, Jean-Baptiste Astier de Villatte est le créateur talentueux de mobilier et d’objets qui, à la manière d’un puzzle, résultent pour la plupart de l’imbrication d’éléments puisés dans les livres, les voyages, chez les antiquaires.
À titre d’exemple, des bronzes d’ameublement, trouvés chez Yannick Lafourcade à Montsoreau, lui ont fourni les pistes nécessaires pour composer une vaisselle de faïence à la fois classique et originale, où le noir d’une terre de chez Berman, à Pantin, transparaît sous le blanc de l’émail.
Gaël Déchelette, son associé, dit de Jean-Baptiste qu’il est « l’Yves Saint Laurent des arts de la table ».
Mis en scène dans l’appartement à la manière de natures mortes construites avec rigueur, les meubles et objets de la collection Regards prennent une autre dimension. Associés à des pièces d’antiquité et de brocante, ils ont pour spectateurs privilégiés la collection de portraits réunie au fil du temps par le maître de maison et qui un jour, c’est certain, contempleront d’autres lieux.
Regards, 2, rue de l’Olive, 37500 Chinon.
Tél. : 02 47 93 34 24
www.collection-regards.com
Les deux pages photographiques suivantes que vous avez transmises ne comportent pas de texte rédactionnel visible.
Page 141
Légende
PAGE DE GAUCHE. Dominée par les couleurs sourdes du décor de lit, l’ambiance dans la chambre est beaucoup plus feutrée que dans les autres pièces. La tête de lit est composée d’un panneau de bois habillé d’une soie indienne cloutée, rehaussée d’un fusain, d’objets et de miroirs. Boutis et coussins Elsa C.
CI-DESSUS. Un baromètre du XVIIIe siècle se détache sur le miroir au-dessus de la cheminée. Sur la tablette, objets d’art populaire ou religieux.
Commentaire :
Ce numéro de Maison Française de 2004 est, à mon sens, une pièce documentaire particulièrement intéressante, parce que l’attribution à Jean-Baptiste Astier de Villatte n’apparaît pas une seule fois de manière incidente : elle est répétée à plusieurs niveaux éditoriaux indépendants à l’intérieur du même numéro.
Dès l’éditorial, Alexandra d’Arnoux cite « l’appartement de Jean-Baptiste Astier de Villatte ». Le sommaire annonce ensuite « Créateur inspiré, Jean-Baptiste Astier de Villatte », puis la page d’ouverture de la rubrique reprend « Chez Jean-Baptiste Astier de Villatte ». Enfin, le reportage développe expressément son travail et son processus créatif. Il y a donc une continuité entre le nom, la personne, l’univers décoratif et les œuvres.
Pour votre histoire de créateur, plusieurs passages ont une portée beaucoup plus forte que de simples photographies de décoration. Le journaliste écrit noir sur blanc que « Jean-Baptiste Astier de Villatte est le créateur talentueux de mobilier et d’objets ». Le texte explique en outre le processus : imbrication d’éléments puisés dans les livres, les voyages et les antiquaires. Ce passage décrit une démarche personnelle de composition, et non la simple reproduction d’un style.
Le passage consacré à la céramique est probablement le plus important : il parle d’une « vaisselle de faïence à la fois classique et originale » et décrit très précisément l’effet matériel obtenu : « le noir d’une terre […] transparaît sous le blanc de l’émail ». Nous avons donc, dans une revue nationale de décoration datée de 2004, une description extérieure et indépendante de cette association très caractéristique entre terre sombre et émail blanc, directement rattachée à Jean-Baptiste.
La légende ajoute encore un élément : elle désigne « l’un des premiers bustes en faïence polychrome créés par Jean-Baptiste ». Le verbe créés est sans ambiguïté quant à l’attribution de ces objets.
Le mobilier est également explicitement concerné. Le reportage parle des « meubles et objets de la collection Regards », après avoir qualifié Jean-Baptiste de créateur de mobilier et d’objets. Cela permet de documenter un champ créatif beaucoup plus large que la seule vaisselle : mobilier, objets, composition décorative et céramique sont présentés comme appartenant au même univers d’auteur.
Autre passage important pour le patronyme : la revue rapporte que, « par décret ministériel, il a été autorisé à relever le nom de sa mère ». Une revue de grande diffusion associe donc publiquement en 2004 le nom complet Jean-Baptiste Astier de Villatte à la personne du créateur, tout en donnant l’origine de l’emploi de ce patronyme. Ce n’est évidemment pas le décret lui-même et cela ne remplace pas l’acte d’état civil, mais c’est une corroboration éditoriale datée de l’usage public du nom.
Enfin, la présence de Gaël Déchelette, expressément présenté comme « son associé », et l’indication complète Regards, 2 rue de l’Olive, 37500 Chinon, permettent de rattacher précisément ce reportage à l’activité de Collection Regards, sans confusion avec une autre structure.










