Un point d’ancrage : Artistes & Modèles
Au début des années 1990, Jean-Baptiste Astier de Villatte développe une première production de faïence commercialisée par Artistes & Modèles, rue Christine à Paris.
Dès 1993, il y met en place un procédé reposant sur une terre brune chamottée recouverte d’un émail blanc brillant, associée à des empreintes d’objets issus de l’orfèvrerie.
Cette production constitue un premier ensemble identifiable, à la fois par ses qualités formelles et par ses modalités de diffusion.
Ce procédé, dont il est à l’origine, constitue le point de départ des développements créatifs ultérieurs.
11 aout 1994: fondation de la société Halard & Villatte
Dans ce contexte, Jean-Baptiste Astier de Villatte se voit attribuer par la mairie du 12ᵉ arrondissement de Paris un local destiné à l’artisanat, situé 107, avenue Daumesnil, au sein du Viaduc des Arts.
Ce lieu constitue un espace de développement destiné aux productions en cours et à une vitrine : il accompagne le passage à une structuration plus autonome de l’activité.
Le 11 août 1994, Jean-Baptiste Astier de Villatte fonde avec Frank Halard l’atelier Halard & Villatte.
Dès sa création, le siège de Halard & Villatte est établi 107, avenue Daumesnil, au sein du Viaduc des Arts.
Ils y développent des objets et du mobilier inspirés de « l’ancien revisité », caractérisés par des patines travaillées et un usage d’éléments antiques.
Ce travail prolonge et élargit les recherches amorcées au sein de Artistes & Modèles, en leur donnant un cadre plus structuré.
1er octobre 1996 : création de la société Astier de Villatte
La SARL Astier de Villatte est constituée le 1er octobre 1996 autour de Jean-Baptiste Astier de Villatte.
Les associés fondateurs sont :
- Jean-Baptiste Astier de Villatte
- Mathilde Carron, sa soeur
- Alexandre Carron, son frère
- John Felici, un copain
- Ivan Pericoli Balocini, un copain de son frère Benoît
Le cœur du projet repose sur une invention : une faïence brune chamottée, émaillée en blanc brillant, associée à des empreintes d’objets d’orfèvrerie recomposés. Cette combinaison, imaginée par Jean-Baptiste, devient la signature reconnaissable entre toutes de la maison.
La production développée au sein de la société s’inscrit dans la continuité des recherches engagées dès 1993 et est diffusée sous le patronyme Astier de Villatte, utilisé comme signe distinctif.
Mise en scène et matérialisation
Au lancement de la marque, Ivan Pericoli orchestre l’image publique de Jean-Baptiste, construisant une figure d’artiste-artisan emblématique, en parfaite adéquation avec l’esthétique de la marque.
De son côté, Alexandre Carron intervient dans un rôle précis et limité : la matérialisation des expositions, c’est-à-dire la mise en œuvre concrète des dispositifs scénographiques conçus en amont.
Histoire en question: une éviction silencieuse
Avec le temps, Ivan Pericoli cherche à affirmer une vision esthétique qui lui est propre. Ne souhaitant plus composer avec les exigences de Jean-Baptiste, il prend une décision radicale : évincer le fondateur, l’écartant du projet qu’il avait porté dès l’origine.
Ce basculement marque la fin d’une aventure collective et le début d’un récit recomposé, réécrit par ceux qui ont choisi d’en effacer l’initiateur.
La présente mise en perspective vise à restituer les éléments chronologiques et factuels relatifs à l’origine du projet, à son développement et à ses conditions de transformation.
En Conclusion
L’établissement de ces faits vise à rétablir sans ambiguïté la paternité du procédé, ainsi que le lien indissociable entre son auteur, Jean-Baptiste Astier de Villatte et le nom sous lequel il a été diffusé: Astier de Villatte.
