Je reprends l’ensemble dans l’ordre de la revue, en français, depuis la couverture jusqu’à la dernière page de l’article. Je conserve autant que possible la structure éditoriale et les intitulés. Il s’agit de Landelijk Wonen, n° 8, printemps 2011.
COUVERTURE
LANDELIJK WONEN
Habiter à la campagne
VIVE LE PRINTEMPS !
Se détendre dans un spa dans le village rural de Mullem.
FERME-CHÂTEAU PARMI LES ARBRES FRUITIERS
L’art de vivre communicatif de Tessa van Dam Merrett.
NATURE MORTE DU POLDER
Une ferme rénovée dans le paisible polder de Damme.
Spécial — SÉJOURS À LA CAMPAGNE
Ferme en Touraine • Village réhabilité en Provence • Villa en Toscane
160 PAGES D’INTÉRIEURS DE PRINTEMPS RAFRAÎCHISSANTS
N° 8 — Prix : 4,90 € — Printemps 2011.
SOMMAIRE — PRINTEMPS 2011
ENTRER DANS LE PRINTEMPS EN LUMIÈRE — p. 8
Profiter d’Eau-Bain à Mullem.
NATURE MORTE DU POLDER — p. 21
Ferme rénovée dans le paisible polder de Damme.
SEREIN & SIMPLE — p. 34
Une grange dans les Hamptons a reçu une âme européenne.
PRINTEMPS À LA FERME-CHÂTEAU DE KERCKHEM — p. 56
L’art de vivre communicatif de Tessa van Dam Merrett.
SPÉCIAL SÉJOURS À LA CAMPAGNE
LE HAMEAU DES BAUX — p. 78
Un village plus provençal que la Provence.
LA FERME BLANCHE — p. 92
Une ferme à l’élégance discrète en Touraine.
VILLA SASSOLINI — p. 109
Une séduisante pureté au cœur de la Toscane.
La seconde partie du sommaire annonce :
REPÈRE DE CONFIANCE — p. 125
Visite chez le fabricant de sièges Arista.
VIVRE AU RYTHME DES SAISONS — p. 137
Beauté intemporelle dans la verte Campine.
LES LIVRES À L’HONNEUR — p. 148
Tout juste parus : les nouveaux livres d’art de vivre.
MÉMOIRE PÉTRIFIÉE — p. 151
Une maison de village médiévale aménagée par Astier de la Villatte.
Colophon
Landelijk Wonen est une publication trimestrielle de Gemex Publishing BVBA, Heilige Geestweg 9, 2980 Zoersel, Belgique.
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Rédaction : Sophie Allegaert, Ilse Merckx, Patrick Retour, Lies Uyttenbroeck.
Photographie : Claude Smekens, Eddy Vangroenderbeek, Studio Verne.
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ARTICLE — « MÉMOIRE PÉTRIFIÉE »
Page 151
INTÉRIEUR
MÉMOIRE PÉTRIFIÉE
« Nous connaissons Jean-Baptiste de Villatte pour sa porcelaine aux bordures de dentelle, ses armoires aux formes voluptueuses et ses délicates sculptures en céramique colorée. Nous voyons ici, dans la maison de village médiévale d’un couple parisien, à quoi peut ressembler un intérieur complet lorsqu’on donne carte blanche à ce Michel-Ange. »
Texte : Lies Uyttenbroeck — Photographies : Claude Smekens.
La formulation est particulièrement forte : dès l’ouverture, Jean-Baptiste est présenté comme le créateur personnel des porcelaines, meubles et sculptures, puis comparé à Michel-Ange.
Page 152
Page entièrement photographique, sans texte rédactionnel, hormis la pagination.
Page 153
« Au sud de la ville du cardinal Richelieu, sur une hauteur du département d’Indre-et-Loire, se trouve le charmant village de Faye-la-Vineuse. Le village doit son nom au terme latin désignant le chêne (fagus) et à une référence au vin cultivé dans la région (“la Vineuse”). Parmi les lieux connus des environs figurent Chinon, Saumur, Châtellerault et Tours, des noms qui font frémir les papilles des amateurs de vin.
Il y a quelques siècles, Faye-la-Vineuse comptait encore dix mille habitants. Aujourd’hui, la population est tombée à trois cents habitants et le village dégage cette tranquillité que recherchaient une journaliste parisienne et son mari pour leurs week-ends et leurs vacances. À côté de l’église du village, ils ont acheté une ancienne demeure noble aux murs épais, dotée d’une tour et d’une cour intérieure, et ils ont demandé à l’artiste Jean-Baptiste Astier de Villatte de rendre habitable et d’aménager leur demeure du XIIe siècle.
Dans leur appartement parisien, le couple cultive un goût contemporain, avec un design épuré. Leur amour pour le travail de Jean-Baptiste a commencé très modestement, par l’achat d’une grande armoire qui se trouve aujourd’hui dans la salle à manger et d’une puissante statue équestre qui a trouvé sa place dans la chambre. Peu à peu, Jean-Baptiste les a séduits par des matériaux et des pièces qui leur ont fait oublier leur design moderne. »
L’ATMOSPHÈRE D’AUTREFOIS
« Jean-Baptiste est architecte de formation, ce qui s’est révélé fort utile pour entreprendre les grands travaux : son équipe de chantier s’est attaquée aux sols, aux murs et à la tour d’escalier de la demeure médiévale. Les portes et les fenêtres ont reçu de nouvelles menuiseries et des ferrures réalisées sur mesure. Pour l’aménagement et les finitions, Jean-Baptiste a puisé dans son riche arsenal de carreaux, de céramiques et d’armoires.
Le plus grand défi pour un architecte d’intérieur qui s’engage dans une rénovation est de retrouver et d’épurer l’atmosphère authentique qui régnait autrefois dans la maison. »
L’encadré reprend cette idée :
« Le plus grand défi pour un architecte d’intérieur lors d’une rénovation : retrouver et épurer l’atmosphère authentique qui régnait autrefois dans la maison. »
Page 154
Le texte se poursuit :
« De Villatte y est brillamment parvenu, dans cette maison au cœur de la France. Les murs ont reçu une couche grossière d’enduit de chaux et de sable qui épouse la forme des pierres sous-jacentes.
“Cet enduit vieillit merveilleusement bien et ne demande aucun entretien. Les matériaux bruts sont sincères”, estime Jean-Baptiste.
Le sol de la salle à manger est revêtu de carreaux de céramique aux tonalités naturelles et douces. Aucun carreau n’est identique à un autre. Les artisans de Collection Regards, l’atelier de De Villatte, les ont fabriqués un à un, à la main. Plus de dix mille carreaux ont ainsi été nécessaires pour cette demeure.
Détail ingénieux : les plinthes sont elles aussi constituées de carreaux, cette fois émaillés de blanc, dans lesquels sont intégrées de petites têtes.
La salle à manger a été aménagée dans un espace compris entre l’épais rempart de la ville et un mur extérieur. Entre les poutres du plafond ont été installées, avec une certaine audace, des planches vert pistache qui produisent un effet particulièrement frais et printanier.
La longue table repose sur un piètement fait de tuyaux d’échappement ; dans son plateau de verre se reflète magnifiquement le grand tableau abstrait aux tons bleus. La table et le tableau sont pratiquement les deux seuls éléments contemporains de l’ancien mobilier à avoir survécu au nouveau décor. »
LE CŒUR BATTANT
« Le salon carré se trouve au cœur de la maison. Ici règne l’harmonie : les proportions de la pièce, le remarquable sol carrelé, la cheminée et les accueillants canapés blancs contribuent tous à créer une impression de calme et d’unité.
De là, on accède à la tour, à la salle à manger, à la cuisine et, par un petit sas, à la salle de bains. Une table basse déjà existante a été rehaussée de pieds sphériques, caractéristiques du style de Collection Regards. »
Encadré :
« Même si cette maison paraît ancienne et authentique, elle dispose de tout le confort contemporain possible. »
Page 155
Page photographique consacrée à une grande armoire et à la salle à manger. Pas de texte, hors pagination.
Page 156
Légende :
« Calme et unité dans le salon : le remarquable sol carrelé, la cheminée, les accueillants canapés blancs. »
Page 157
Montage photographique : sculpture, vues du salon et détail du pied sphérique de la table. Pas de texte rédactionnel, hors pagination.
Page 158
Grande vue de la cuisine ; uniquement la mention de la revue et la pagination.
Page 159
« Pour le sol carrelé, pas moins de sept motifs différents ont été employés. Il est posé de telle manière que l’on peut “lire” les carreaux aussi bien en diagonale que dans le sens de la longueur.
À la demande des propriétaires, Jean-Baptiste a laissé sur l’un des carreaux sa signature accompagnée d’une couronne de laurier.
Les deux bustes qui gardent l’accès à la tour sont également de la main du maître. Une plaque d’acier peinte en noir les met joliment en valeur tout en dissimulant deux radiateurs. Une lumière naturelle supplémentaire entre par la fenêtre de la niche médiévale. »
La photographie d’accompagnement montre précisément le carreau signé, où l’on distingue « Jean-Baptiste Astier de Villatte — 2009 », avec son motif de couronne.
PETITS ŒILLETONS
« Même si cette maison paraît ancienne et authentique, elle bénéficie de tout le confort contemporain possible. Derrière un sas astucieusement aménagé à l’arrière du salon, une minuscule salle de bains a été créée ; les propriétaires l’appellent leur “salle de douche”.
La fenêtre de la salle de bains reçoit la lumière du sud et est entourée d’une frise de carreaux travaillés. Au premier étage se trouve, exactement au même endroit, une seconde salle de douche similaire. Par un petit trou pratiqué dans la paroi de la douche, on peut jeter un coup d’œil dans la cuisine.
La cuisine est conviviale et pratique ; même si elle n’a pas les dimensions d’une salle de bal, on peut malgré tout y asseoir douze personnes à table, sur des chaises peintes en noir et des banquettes de bistrot.
Lors des dîners du soir, l’église voisine de la Collégiale, éclairée, forme un décor festif, presque sacré.
La cuisine a été somptueusement habillée par Jean-Baptiste : un lustre en cristal, des étagères portant des collections de théières et de carafes et, au-dessus, une collection bigarrée de tableaux. L’évier réalisé sur mesure est en céramique.
Détail amusant : l’œil du poisson placé au-dessus de la cuisinière est l’œilleton qui permet de regarder depuis la douche. »
LE GRIFFON PORTE-BONHEUR
« La tour médiévale abrite un escalier en colimaçon qui confère à la maison un caractère tout à fait particulier… »
Page 160
Légende :
« Pour plaisanter, un nouveau blason a été placé sur la cheminée : l’effigie d’un griffon qui protège la maison et qui serait censé lui assurer de beaux revenus. »
Page 161
Page entièrement photographique : escalier, statue équestre, détail du chenêt et meuble. Pas d’autre texte que la pagination.
Page 162 — fin de l’article
Le passage consacré à la tour et à l’escalier reprend :
« À l’origine, il s’agissait d’un escalier construit dans la pierre calcaire de la région. À la suite des dégâts provoqués par l’effondrement du toit de la tour, il fut remplacé par des planches de chêne provenant vraisemblablement du château de Richelieu qui avait été démoli.
Plus tard encore, dans les années soixante, les occupants de l’époque choisirent un escalier entièrement en chêne.
Lors des travaux récents, Astier de Villatte est revenu aux principes d’origine : l’escalier de chêne a été retiré et il a complété, lorsque cela était nécessaire, les marches endommagées avec des carreaux. On obtient ainsi aujourd’hui un mélange fascinant de marches massives en pierre et de planches de chêne associées aux carreaux.
Tout en haut, Astier a installé une nouvelle balustrade en chêne, dont les découpes font référence aux petits balustres traditionnels.
Dans l’immense cheminée de la chambre mijotaient autrefois les plats les plus savoureux, car cette pièce était alors la cuisine. Le blason d’origine placé sur le manteau de la cheminée indiquait la date de construction, au XIIe siècle : nous connaissons donc immédiatement l’âge de la partie la plus ancienne de la maison.
Aujourd’hui, les propriétaires y passent leurs nuits. Le niveau du terrain ayant été relevé, la chambre recevait moins de lumière solaire.
Jean-Baptiste a tenté de remédier à cet inconvénient en donnant aux murs un bleu clair lumineux, suivant une ancienne technique polychrome : l’enduit est appliqué sur le mur, puis une partie de l’enduit encore humide est grattée.
Pour plaisanter, un nouveau blason a été installé sur la cheminée : l’image d’un griffon censé protéger la maison et lui procurer de beaux revenus. Cela fonctionne-t-il ? L’avenir le dira. »
Informations publiées en fin d’article
JEAN-BAPTISTE ASTIER DE VILLATTE
Collections Regards
Chinon — France
www.collection-regards.com
Commentaire général :
Cette publication est substantielle. Nous ne sommes pas face à une simple citation de nom dans une sélection de produits : Landelijk Wonen consacre douze pages, de la p. 151 à la p. 162, à un intérieur dont la conception et la transformation sont personnellement attribuées à Jean-Baptiste Astier de Villatte. L’article est signé par une journaliste identifiée, Lies Uyttenbroeck, photographié par Claude Smekens, et publié par un éditeur belge indépendant au printemps 2011.
L’attribution personnelle est répétée sous plusieurs formes. Jean-Baptiste est présenté successivement comme artiste, architecte de formation, créateur de porcelaines, de meubles et de sculptures, puis comme responsable de l’aménagement architectural et décoratif de cette demeure du XIIe siècle. La rédaction va jusqu’à parler de « ce Michel-Ange » et de certaines sculptures comme étant « de la main du maître ». Elle lui attribue explicitement le traitement des sols et des murs, la tour d’escalier, les menuiseries, le mobilier, les carreaux, les céramiques, l’évier, la balustrade et plusieurs œuvres sculptées.
Surtout, le passage sur Collection Regards est particulièrement important : la revue écrit que les artisans de « Collection Regards, l’atelier de De Villatte » ont fabriqué à la main, un par un, plus de 10 000 carreaux destinés à cette maison. Il y a donc ici une association explicite entre Jean-Baptiste Astier de Villatte, l’atelier Collection Regards et une production céramique artisanale identifiable.
La page 159 constitue à mon sens la pièce la plus probante de l’ensemble : le texte affirme expressément que, sur la demande des propriétaires, Jean-Baptiste a apposé sa signature entourée d’une couronne de laurier sur l’un des carreaux, tandis que la photographie reproduit le carreau lui-même. La signature visible porte le nom Jean-Baptiste Astier de Villatte et la date 2009. Il ne s’agit donc plus seulement d’une attribution journalistique : le reportage documente matériellement une œuvre signée intégrée à l’architecture.
Enfin, la fiche de renseignements qui clôt l’article lève toute ambiguïté en donnant en toutes lettres : « JEAN-BAPTISTE ASTIER DE VILLATTE — Collections Regards — Chinon — France ».














