RÉSIDENCES – DÉCORATION
N° 17 — Juillet-Août 1997
1. PAGE DE COUVERTURE
Résidences
DÉCORATION
NUMÉRO 17 / JUILLET – AOÛT 1997
Maisons – Styles – Art de vivre
BIMESTRIEL 30 F
DIRECTION PLEIN SUD
l’été au soleil
BASTIDES EN PROVENCE
Un mas dans les Alpilles
Art de vivre au cœur du Luberon
Maison de vacances en Corse
LE SUD À PARIS
Petite leçon de choses
Didier Gomez de A à Z
Tricia Guild, la belle Anglaise
ENTRE L’OCRE ET LE BLEU
Tendances estivales
Gourmandises sous l’olivier
Fragonard nous met au parfum
Déco les pieds dans l’eau
Commentaire :
La couverture donne une date certaine à l’ensemble : juillet-août 1997.
Elle situe également le contexte éditorial. Ce numéro de Résidences est consacré à un art de vivre estival et méridional où se rencontrent décoration, arts de la table, matières naturelles, objets domestiques et références à une tradition ancienne réinterprétée.
La mention de couverture « Entre l’ocre et le bleu — Tendances estivales » introduit précisément le type de sélection auquel appartiennent les pages qui suivent.
L’intérêt de la couverture est donc essentiellement documentaire : elle permet de rattacher sans ambiguïté les reproductions et les mentions commerciales à un numéro et une période précisément identifiés.
2. « LA TERRE : TANTÔT L’EXOTISME… »
Texte supérieur
La terre, le verre, le bois.
Des matières basiques, primaires, pour des objets de tous
les jours, aux formes à la fois limpides,
évidentes mais sophistiquées. C’est le grand raffinement
de la simplicité. Tout un style.
Texte latéral
LA TERRE :
TANTÔT L’EXOTISME,
TANTÔT
LE GOÛT AUTHENTIQUE
DES VAISSELIERS
D’ANTAN
Les objets représentés portent les repères :
1 — 2 — 3 — 4
La légende correspondant à ces quatre numéros n’est pas présente sur la page photographiée.
3. « PIQUE-NIQUE À FLEUR DE ROCHE »
Texte d’introduction
Principale activité estivale,
la sieste devient un vrai
délice sur ce hamac Autour
du Monde (390 F). Plaid
double (1600 F) et coussin
(275 F) motif « Anémone »,
Zuber and Partners. Alors
que… sur une nappe rayée
en métis A. Turpault (390 F),
le pique-nique s’organise.
Légende des objets
De gauche à droite : un
panier pique-nique (350 F) et
un panier rond (195 F) Habitat
abritent les victuailles.
Coussin en rabane Terra
Nostra (130 F). Pichet Leona
(590 F). Compotier (580 F)
et assiettes (petit modèle
145 F, grand modèle 190 F)
Astier de Villatte. Verres
Anthéor (60 F). Couverts
Raison d’être (60 F pièce).
Ronds de serviette en
métal argenté La Boutique
Suédoise (80 F pièce).
Serviettes David David
(80 F pièce). Repose-pied
motif « Anémone », Zuber
and Partners (500 F). Plaid
torsadé Terra Nostra (795 F).
Titre
PIQUE-NIQUE
À FLEUR DE ROCHE
Comme l’air marin met
en appétit, prévoyez des
paniers de victuailles
et misez sur les douceurs.
Commentaire :
Il s’agit de l’une des pièces les plus fortes en ce qui concerne Astier de Villatte.
La mention est explicite :
« Compotier (580 F) et assiettes (petit modèle 145 F, grand modèle 190 F) Astier de Villatte. »
Trois éléments sont ainsi simultanément établis par la publication :
l’identification des objets,
leur attribution à Astier de Villatte,
leur commercialisation avec des prix précis.
La publication ne se contente donc pas d’utiliser les pièces comme accessoires photographiques. Elles sont incorporées à la nomenclature commerciale établie par la rédaction.
Le fait que le nom Astier de Villatte figure directement parmi Habitat, Terra Nostra, Zuber and Partners, A. Turpault ou La Boutique Suédoise est également révélateur : en 1997, la revue considère cette appellation comme suffisamment connue et identifiée pour ne nécessiter aucune présentation particulière.
La photographie est également intéressante sur le plan stylistique. Les assiettes et le compotier blancs présentent précisément les qualités évoquées dans la page « La terre » : contours irréguliers, blancheur, référence à une vaisselle traditionnelle, simplicité apparente et raffinement de la forme.
Il existe donc une forte cohérence entre le discours éditorial de la page précédente et les objets expressément attribués à Astier de Villatte sur cette page.
4. « RETOUR AUX SOURCES »
Légende complète :
De gauche à droite :
Un boutis « Colombe
rouge » de Blanc d’Ivoire
(930 F) accueille le retour
du marché. Petits légumes
et savons de Marseille
Côté Bastide (60 F pièce)
dans un panier « Pêcheur »
du Cèdre Rouge (125 F).
Boutis « Laura » aux motifs
safran de Blanc d’Ivoire
(990 F), brosse Habitat
(15 F), paquet de bougies
à la fleur d’oranger Côté
Bastide (55 F) et beurrier
Terre d’Hautaniboul
(165 F). Une carafe et deux
verres Verrier pour Le
Cèdre Rouge (345 et 280 F)
remplis d’un rosé frais
pour une agréable mise
en bouche. Dessous de
plat en marbre ancien La
Treille Muscade (1800 F),
couteau à pain Habitat
(45 F). Posés à même la
table, un tulipier,
reproduction d’une pièce
du XVIIIe, Mis en Demeure
(660 F), une bouteille d’eau
de fleur d’oranger Côté
Bastide (105 F), une cloche
à fromage Maison d’Etre
(890 F) et une saucière
Halard et Villatte (680 F).
Au premier plan, assiette
Rez-de-Chaussée (300 F)
et vannerie Mis en
Demeure (75 F).
Texte inférieur
RETOUR AUX SOURCES
Au pays où fleurit l’oranger,
la lumière irisée et le frémissement
des feuilles de l’olivier donnent
meilleur goût au pain et au rosé.
Commentaire :
Cette page constitue le pendant particulièrement intéressant de la page « Pique-nique à fleur de roche ».
Elle contient en effet une attribution tout aussi explicite :
« une saucière Halard et Villatte (680 F) »
La pièce est là encore nommée, attribuée et tarifée.
Le point important est donc que, dans le même numéro de juillet-août 1997 et dans une même séquence éditoriale, apparaissent deux mentions distinctes :
Astier de Villatte
— compotier : 580 F ;
— assiettes : 145 F et 190 F.
et :
Halard et Villatte
— saucière : 680 F.
COMMENTAIRE GÉNÉRAL DES QUATRE PAGES :
L’intérêt de ces documents est beaucoup plus fort lorsqu’on les considère comme un ensemble et dans cet ordre, plutôt que comme quatre publications indépendantes.
La couverture apporte d’abord la date certaine : Résidences, n° 17, juillet-août 1997.
La page « La terre : tantôt l’exotisme… » fournit ensuite le commentaire esthétique général de la rédaction. Elle définit le goût recherché par des expressions particulièrement caractéristiques :
« formes à la fois limpides, évidentes mais sophistiquées »
« le grand raffinement de la simplicité »
« le goût authentique des vaisseliers d’antan ».
Puis les deux pages de sélection commerciale permettent d’associer ce vocabulaire à des créations effectivement présentées et vendues.
Dans « Pique-nique à fleur de roche », la revue attribue expressément un compotier et des assiettes à Astier de Villatte.
Dans « Retour aux sources », elle attribue expressément une saucière à Halard et Villatte.
Il existe ainsi une véritable continuité documentaire :
1997 → esthétique définie par la revue → objets photographiés → modèles identifiés → fabricants nommés → prix de vente publiés.
Pour un dossier relatif à l’histoire et à l’antériorité des créations, ces pages démontrent de manière particulièrement concrète qu’à l’été 1997, ce langage de faïence blanche inspirée de formes anciennes est déjà pleinement constitué, photographié par la presse et commercialisé sous les dénominations Astier de Villatte et Halard et Villatte.
La formulation de la revue est d’ailleurs très forte pour caractériser le phénomène :
« C’est le grand raffinement de la simplicité. Tout un style. »
Elle montre qu’en 1997 la presse identifie déjà ces objets non comme de simples reproductions d’une vaisselle ancienne, mais comme la manifestation d’un style contemporain cohérent, fondé sur la réinterprétation de formes traditionnelles.




