De Halard & Villatte à Astier de Villatte
Une histoire fondatrice occultée, au cœur de la marque Astier de Villatte.
Les origines : Halard & Villatte
Avant la naissance officielle de la société d’Astier de Villatte, Jean-Baptiste Astier de Villatte crée avec Frank Halard un premier atelier, Halard & Villatte. Ensemble, ils conçoivent des objets et du mobilier inspirés de l’art populaire, aux patines subtiles, souvent réalisés à partir d’éléments anciens. Ce travail préfigure une esthétique unique, entre orfèvrerie et poésie domestique.
La fondation de la SARL Astier de Villatte
Dans la continuité de ce premier projet, la SARL Astier de Villatte est constituée. Autour de Jean-Baptiste, les associés fondateurs sont :
- Mathilde Carron / sa soeur
- Alexandre Carron / son frère
- John Felici / un copain
- Ivan Pericoli Balocini / un copain de son frère Benoît
Le cœur du projet repose sur une invention : une faïence brune chamottée, émaillée en blanc brillant, associée à des empreintes d’objets d’orfèvrerie recomposés. Cette combinaison, imaginée par Jean-Baptiste, devient la signature reconnaissable entre toutes de la maison.
Mise en scène et matérialisation
Au lancement de la marque, Ivan Pericoli orchestre l’image publique de Jean-Baptiste, construisant une figure d’artiste-artisan emblématique, en parfaite adéquation avec l’esthétique de la marque.
De son côté, Alexandre Carron intervient dans un rôle précis et limité : la matérialisation des expositions, c’est-à-dire la mise en œuvre concrète des dispositifs scénographiques conçus en amont.
Une éviction silencieuse
Avec le temps, Ivan Pericoli cherche à affirmer une vision esthétique qui lui est propre. Ne souhaitant plus composer avec les exigences de Jean-Baptiste, il prend une décision radicale : évincer le fondateur, l’écartant du projet qu’il avait porté dès l’origine.
Ce basculement marque la fin d’une aventure collective et le début d’un récit recomposé, réécrit par ceux qui ont choisi d’en effacer l’initiateur.