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EN FRANCE

septembre 2007 Nicky Bouwmeester & Marc Broussard

Voici la traduction française de l’ensemble des textes visibles sur toutes les pages, couverture et légendes comprises.

Couverture : En France, automne 2007

15e année — numéro 3 — automne 2007 — 4,75 €

EN FRANCE

Une arrière-saison à la française !

SÉJOURNER dans les plus beaux châteaux viticoles

Ode à PARIS en automne

DIVINES RECETTES FRANÇAISES au fromage de chèvre

22 pages : les plus belles et les plus charmantes maisons de vacances de France


Page 5 — Sommaire

SOMMAIRE

18 — DORMIR DANS UN VÉRITABLE CHÂTEAU VITICOLE

Qui ne rêve pas de passer une nuit dans un château ? C’est sans doute l’une des façons les plus agréables de découvrir la vie qui se cache derrière une étiquette de vin. Des adresses exceptionnelles dans le Bordelais.

28 — L’AUTOMNE À PARIS !

Des parcs aux couleurs de rouille, un tapis de feuilles le long de la Seine, des sonorités jazzy dans les bistrots : l’automne est la saison la plus romantique pour visiter la capitale française. Une évocation d’ambiance.

48 — CUISINER AVEC DU FROMAGE DE CHÈVRE

Le chèvre offre d’infinies possibilités en cuisine. Celui qui connaît les meilleures variétés et, surtout, les différents degrés d’affinage, trouvera pour chaque plat l’association parfaite.

54 — LE « LAISSEZ-FAIRE » FRANÇAIS N’EXISTE PAS

Selon le cliché, les Français auraient une attitude de laissez-faire dans la vie ; mais, dans la vie quotidienne, on en voit finalement peu de traces. Bien au contraire.

56 — SERVICES DE RÊVE À CHINON

Dans la vallée de la Loire, l’artiste Jean-Baptiste Astier de Villatte crée une faïence aux formes classiques auxquelles il apporte une touche moderne. De quoi susciter toutes les envies.

Automne 2007 — 15 ans EN FRANCE

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Cette page ne comporte pas de texte rédactionnel, seulement :

56 — Automne 2007 — 15 ans EN FRANCE

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L’INSPIRATION EST PARTOUT

En Indre-et-Loire, l’artiste Jean-Baptiste Astier de Villatte réalise de magnifiques céramiques vendues jusqu’au Japon et aux États-Unis. Elles s’inspirent des services français du XVIIIe siècle, tout en possédant une touche résolument contemporaine.

Texte : Nicky Bouwmeester
Photographie : Marc Broussard / HH

Jean-Baptiste Astier de Villatte

Automne 2007 — 15 ans EN FRANCE — 57

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« LES PLUS BELLES FORMES, ON NE LES TROUVE PAS AVEC LA TÊTE ; ELLES NAISSENT COMME D’ELLES-MÊMES AU BOUT DES DOIGTS. »

Sur le moule en bois, on distingue notamment l’inscription :

dessert Cardinalis


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Ses théières ont des cols de cygne, les chandeliers portent des têtes d’oiseaux ou d’angelots, les assiettes sont ornées de bordures aux courbes élégantes. Tout cela est extrêmement romantique, mais ce serait pourtant une erreur de qualifier les services de Jean-Baptiste Astier de Villatte de purement classiques.

L’artiste ne travaille ni une céramique lisse ni la porcelaine, mais la terre noire de Paris, une argile noire destinée à l’origine à la sculpture. L’émail blanc laiteux, appliqué de manière irrégulière et même totalement absent à certains endroits, laisse apparaître la terre sombre à travers la faïence cuite.

Il en résulte un effet rustique et robuste, donnant naissance à des services qui trouvent aussi bien leur place dans un ancien vaisselier de cuisine que sur une table design dans un appartement moderne. Mais ce n’est pas la seule surprise.

Il y a neuf ans, Jean-Baptiste a transféré son atelier de Paris à Chinon, non loin des célèbres châteaux de la Loire qui, des siècles auparavant, attiraient des légions de charpentiers, d’ébénistes et de potiers.

C’est un créateur aux multiples talents, formé à l’architecture mais, dans son cœur, avant tout artiste — comme son père, qui était peintre. Meubles en bois, vêtements et rideaux : bien que Jean-Baptiste dessine toutes sortes de choses, la céramique demeure sa plus grande passion.

Cette passion est née lorsqu’il aperçut, une dizaine d’années auparavant, chez un antiquaire, un service Régence : d’une beauté extraordinaire, mais absolument hors de prix. Il décida donc de se mettre lui-même au travail…

Il prit une assiette du XVIIIe siècle provenant de la collection familiale, en réalisa une empreinte, qu’il utilisa ensuite comme moule pour façonner une pièce d’argile. Ce fut le commencement d’une collection de services qui n’a cessé depuis de s’agrandir : « Collection Regards ».

L’ancienne usine de matériel photographique de Chinon dans laquelle il s’est installé constitue un lieu idéal pour son travail. La lumière naturelle entre de tous côtés et les espaces sont vastes, si bien que Jean-Baptiste a pu y aménager, outre un atelier destiné à ses 25 collaborateurs, une salle d’exposition et même une partie réservée à son habitation.

L’architecture assez austère des années soixante du bâtiment contraste avec l’atmosphère de brocante créée par les nombreux objets exposés : commodes en chêne — naturelles à l’extérieur et vivement colorées à l’intérieur —, guéridons, grands bustes en céramique ou en papier mâché, chandeliers, vases et, naturellement, piles de services.

Un concerto pour piano de Mozart résonne dans l’espace.

Dans la partie atelier se trouvent des moules en bois destinés aux différents services, dont les noms sont inscrits sur le côté : Cardinalis, Louis XV, Louis XVI, Pompadour, Marie-Antoinette…

À quelques exceptions près, tous font référence à des périodes stylistiques françaises et à des personnages du XVIIIe siècle.

« Il faut les considérer… »

Page 60 — Suite :

« …comme des points de départ pour les modèles, ou simplement comme des noms permettant d’identifier l’atmosphère d’une série », explique Jean-Baptiste.

« Nous n’essayons pas de reproduire exactement les caractéristiques des styles historiques. Et puis, de toute façon, il y a toujours les petites inventions par lesquelles nous nous en écartons. »

Il fait ici allusion à l’autre surprise de sa céramique : les motifs qu’il imprime dans l’argile à l’aide des objets les plus divers.

Morceaux de dentelle, toile de jute, lin, passementerie, fleurs, vis, ferraille ou gobelets en plastique : tout ce qui peut laisser une empreinte originale lui sert à créer des reliefs dans sa faïence.

Il trouve les objets les plus intéressants chez les vendeurs de fins de séries, dans les brocantes ou chez les antiquaires, comme cet étrange outil qui dépasse de sa trousse.

La pince autrefois utilisée pour fabriquer des balles de plomb connaît, entre les mains de Jean-Baptiste, une élégante seconde vie. Il s’en sert pour réaliser les petites boules d’argile qui forment des motifs de perles sur les théières et les carafes.

Légende de la photographie :

À l’aide d’un fil, de fines plaques d’argile (« feuilles ») sont découpées dans les blocs de terre noire de Paris.

PIÈCES UNIQUES

Les différents céramistes-estampeurs travaillent chacun dans leur propre coin de l’atelier. On les appelle ainsi parce que, chez Astier de Villatte, l’argile est uniquement pressée dans des formes et n’est pas tournée sur un tour de potier.

Tout près, une jeune femme aux doigts légers imprime des feuilles de berce dans un vase encore humide. C’est un travail précis qu’elle doit effectuer rapidement, car l’argile perd assez vite sa souplesse.

Comme le façonnage et l’impression des motifs ne peuvent être réalisés qu’à la main, chaque pièce de service est originale par sa forme : une « pièce unique en série », comme on dit.

Afin de le souligner, chaque collaborateur possède son propre sceau, qu’il ou elle appose avec le logo général de l’atelier de Jean-Baptiste…

Page 61 :

Légende

Tasses à thé et tasses à café de la série Margot

Automne 2007 — 15 ans EN FRANCE — 61

Page 63 — Suite de l’article :

L’INSPIRATION EST PARTOUT

[…] — un petit rameau d’olivier — qu’il appose sous les pièces du service.

Un peu plus loin, une série d’assiettes sort du four ; l’odeur de la terre cuite emplit tout l’espace.

Un petit groupe de Japonais qui observe la scène est émerveillé par ce moment presque magique : les objets noirs ont reçu une couche blanche. Peu après, ils se rendent dans la salle d’exposition. À en juger par la quantité d’objets qu’ils portent dans leurs mains, Jean-Baptiste fait aujourd’hui de bonnes affaires.

Il faut cependant accepter d’y mettre le prix pour ses pièces uniques : les grandes assiettes coûtent en moyenne 50 euros pièce, une assiette à dessert atteint rapidement 45 euros, et une tasse environ 40 euros.

Il exporte 85 % de ses services à l’étranger, principalement vers les États-Unis et le Japon.

Jean-Baptiste — reconnaissable de loin à ses favoris d’un blanc éclatant — travaille dans un coin reculé de l’atelier à de nouveaux modèles, en compagnie d’un assistant.

« Grâce aux moules, au fond, ils n’ont plus besoin de moi ; ils peuvent continuer sans moi », dit-il en riant.

Une plaisanterie, car Jean-Baptiste se trouve pratiquement tous les jours dans son atelier.

« Il faut que je continue toujours à travailler moi-même ; c’est en faisant que de nouvelles idées me viennent. »

Il travaille à présent sur une assiette constituée d’une couche d’argile plus fine que d’habitude. Il souhaite la plisser afin qu’après cuisson l’assiette présente de fines bordures ondulées et frisées, semblables à celles d’une crêpe.

« C’est un équilibre qui oscille constamment entre trois facteurs : l’épaisseur de l’argile, la forme utilisée et la technique de pression. Dès que l’on modifie l’un des trois, des variations apparaissent naturellement dans les deux autres.

J’essaie d’imaginer à l’avance beaucoup de modèles, en les dessinant dans mes carnets de croquis. Pourtant, la réalisation est rarement conforme à ce que j’avais prévu.

Les plus belles formes, on ne les trouve pas avec la tête ; elles naissent comme d’elles-mêmes au bout des doigts. »

Adresse indiquée dans l’article :

Collection Regards
2 rue de l’Olive
37500 Chinon

Visiter et/ou acheter ?
En principe, les visiteurs sont les bienvenus pendant les heures de travail, de 8 h à 12 h et de 13 h à 17 h. Mais si vous souhaitez être certain que quelqu’un disposera du temps nécessaire pour vous faire visiter les lieux, il est préférable de téléphoner auparavant :
(0033) 2 47 93 34 24

Légende de la photographie :

Les assiettes du service Rose Découpée sont en train de refroidir.

Points de vente aux Pays-Bas

Sissy-Boy Homeland
Dans les magasins d’Amsterdam — Magna Plaza et KNSM-laan —, Bergen (Hollande-Septentrionale) et Maastricht.
Pour les adresses : www.sissyboy.nl

Pompon Bloemenwinkel
Prinsengracht 8
Amsterdam
020-6225137

Adresse de vente à Paris

Maison du Roi
24 passage Jouffroy
75009 Paris
(0033) 1 45 51 29 94

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