Reprise des textes :
Couverture
MAISONS à vivre CAMPAGNE
Gratuit 2ème magazine
Déco & art de vivre
BROCANTE
MAISONS DE VACANCES
REPORTAGES, SHOPPINGS, ADRESSES…
L 15950 – 25 – F : 5,50 € – RD
La couverture permet donc d’identifier clairement le n° 25 de Maisons à vivre Campagne de juillet août 2006.
Page 3 — ÉDITORIAL
ÉDITORIAL
Que l’on vive dans le centre, au nord ou dans le sud, l’été est la période rêvée pour refaire sa déco, changer ses couleurs, tout déménager et réaménager d’une autre façon. Un grand programme qui ne se fait pas sans inspiration. Au fil des pages, de nos reportages et de nos shoppings, vous trouverez plein d’idées à glaner pour réinventer votre déco et repenser votre intérieur. Dans ce numéro, des maisons bien différentes s’ouvrent pour vous, celle d’un peintre ou celle d’un chineur, des maisons bien personnelles où les idées se bousculent à la pelle ! Pour glisser aussi quelques notes d’exotisme ça et là, rien de tel que de jeter un coup d’œil sur ce qu’il se fait ailleurs comme dans ces splendides hôtels de l’île Maurice, à Barcelone ou dans ce Café des Épices à Marrakech. Des voyages immobiles à vivre dans nos pages ou des suggestions de voyages pour vivre une autre déco loin du quotidien ! Nous vous souhaitons un très bel été et rendez-vous à la rentrée.
Sabine Alaguillaume, Franck Schmitt.
Pages 4-5 — SOMMAIRE
Sommaire — MAISONS À VIVRE N°25
6 C’est nouveau, tout en couleur !
10 Belles feuilles, de beaux livres à dévorer.
12 Reportage, la maison d’un peintre inspiré.
24 Tendances jardin, les nouveautés.
28 Tendance, la déco au jardin en direct de Courson.
38 Reportage, en Suède, un refuge très cosy.
48 Shopping, l’art du thé.
50 Reportage, le Café des Épices à Marrakech.
56 Shopping, voyage, voyage.
58 Reportage, un hôtel princier à l’île Maurice.
66 Reportage, le Telfair, luxe et repos.
74 Évasion, hôtels de charme dans les îles.
78 Shopping, d’ici et d’ailleurs.
82 Reportage, un art de vivre à Barcelone.
90 Reportage, à Rambouillet entre charme et brocante.
98 Nos adresses.
Le reportage qui nous intéresse commence donc explicitement à la page 12, sous le titre « la maison d’un peintre inspiré ».
Reportage — « Demeure sous influence »
Page 12
Demeure sous influence
AU BORD DE LA GARONNE,
UNE BÂTISSE DU XVIIIᵉ SIÈCLE
EST DEVENUE LE REFUGE
D’UNE FAMILLE D’ARTISTES.
LOIN DE PARIS, PIERRE CARRON
ET SON ÉPOUSE MICHELINE
FONT REVIVRE L’HÔTEL
DE LA TOUR.
Page suivante — jardin et façade
MAISON A VIVRE
Photos Daniel Chaslerie. Texte Catherine d’Avella
Sur la cheminée en marbre, des pots en faïence servent de vases pour les bouquets de pivoines généreuses (Office hollandais des fleurs). Ils rappellent les origines normandes de Pierre Carron. Un plat à compartiments en faïence émaillée dite « à l’oiseau » est placé au centre (Astier de Villatte).
C’est déjà une première attribution éditoriale directe de faïence émaillée à Astier de Villatte.
Page suivante — jardin
Peu à peu, le jardin a retrouvé son allure d’antan. Des ifs et des chamérops ont été plantés, ainsi que de très beaux rosiers Pierre de Ronsard.
1. Dans la cour, le mur en arrondi permettait aux calèches de faire demi-tour. Au milieu des deux bancs en pierre taillée épousant la forme du mur, les rosiers Pierre de Ronsard s’épanouissent. Le mûrier a été taillé en espalier par un pépiniériste italien.
2. Le parterre, datant des années 50, est composé de 11000 buis plantés à l’emplacement d’un potager.
3. La tour, vestige des anciens remparts, a été transformée au XVIIIᵉ en salon de musique en forme de cylindre à cinq fenêtres. Très rare !
4. Portrait de Pierre Carron.
5. La façade principale de la maison avec son joli fronton et un œil-de-bœuf. Au-dessus de la porte : un mascaron en staff représente une tête de femme.
Pages 16-17 — le grand salon
MAISON A VIVRE
La phrase de titre est répartie entre les deux pages et partiellement masquée par le pli. Elle se reconstitue ainsi :
Le grand salon est tendu de tissus en lampas de soie verte au ton fané par le soleil, encadré par des baguettes en bois doré Louis XV, détail raffiné.
Le texte principal de la page 16 :
Dans le grand salon, le vaisselier en pin patiné en noir, d’inspiration nordique avec un intérieur peint en bleu (Astier de Villatte). À sa droite, un bougeoir de procession peint en faux marbre par Pierre Carron. Devant un ex-voto, une magnifique crèche napolitaine sous globe. Une ancienne sellette de sculpteur a été transformée en table basse. À droite du canapé, une jolie banquette XIXᵉ de style Louis XV, en acajou, est recouverte d’un velours frappé (Lelièvre).
Ici, l’article attribue de nouveau un élément de mobilier ou de décoration à Astier de Villatte : le vaisselier en pin patiné noir, intérieur bleu.
Page 18 — texte historique essentiel
MAISON A VIVRE
Légende :
La salle à manger a été peinte en bleu pastel par l’ancien propriétaire. Le sol est en terre cuite. Table et chaises peintes en noir (Astier de Villatte). Au centre, à la place du poêle, une vierge à l’enfant italienne est mise à l’honneur sur une colonne en marbre.
Puis :
Pierre et Micheline Carron se sont connus très jeunes au Cours Corlin à Paris puis se sont retrouvés à l’école des Beaux Arts et ne se sont plus quittés. À la villa Médicis à Rome où ils vécurent quatre ans, ils firent la connaissance de Balthus, nommé par André Malraux, directeur de la Villa. Ils se lièrent d’amitié avec lui. Dans l’interprétation des nombreux portraits de Pierre Carron, on perçoit l’influence du Maître. Ces portraits laissent apparaître tout le mystère de l’enfance, sa pureté et son naturel. Ils sont complètement dénués d’ambiguïté contrairement à Balthus. Les très beaux tableaux et les sculptures de Pierre Carron, mêlés aux innombrables souvenirs accumulés au fil d’une vie, s’entassent et animent largement les nombreuses pièces. Les papiers peints et les tissus muraux légèrement défraîchis accentuent le charme des lieux. L’atmosphère particulière de la maison est imprégnée d’un certain mysticisme et tout naturellement du style si particulier Astier de Villatte, qui se distingue parmi tous les autres dans le domaine de la décoration. Jean Baptiste Astier de Villatte, l’aîné de cinq enfants, a relevé le nom de famille de sa mère et a entraîné toute une fratrie dans son aventure artistique.
Cette dernière phrase est particulièrement importante : la revue ne présente pas « Astier de Villatte » comme une dénomination abstraite ou seulement commerciale. Elle rattache explicitement le nom à Jean Baptiste Astier de Villatte, indique qu’il a relevé le patronyme de sa mère, et lui attribue l’initiative de l’« aventure artistique » familiale.
Page 19
1. Sur la table de l’entrée, une ravissante baigneuse, en bronze sculptée par Pierre Carron semble vous accueillir.
2. Sur le bord d’une des fenêtres de la salle à manger, des jouets anciens chers à Micheline Carron : un cheval et des poupées, apprivoisés par le soleil.
3 et 4. Coffre de mariage polychrome normand, souvenir de famille, coupe remplie de fruits en céramique peinte.
5. Sculpture équestre en bronze polychrome, signée Pierre Carron.
Page photographiée ensuite
Un certain regard
Il n’y a pas d’autre texte rédactionnel visible sur cette page.
Page 20 — cuisine
MAISON A VIVRE
La page est essentiellement photographique. Les pots portent notamment des inscriptions de cuisine telles que Sucre, Poivre, Chicorée, Pâtes, Farine.
Page 20.
Page 21 — attribution directe à Jean-Baptiste Astier de Villatte
1. La cuisine a été conçue dans un ancien salon donnant directement sur le jardin. Meuble en pin dessiné et réalisé par Jean-Baptiste Astier de Villatte, plateau en chêne et corps en pin naturel inspiré d’une cheminée Empire et d’un comptoir d’épicier.
2. Vaisselle en faïence émaillée (Astier de Villatte).
3. Une chaise italienne peinte avec assise en ficelle.
Cette page est l’une des plus fortes du dossier : elle ne se contente pas d’évoquer un « style ». Elle emploie les termes précis « dessiné et réalisé par Jean-Baptiste Astier de Villatte » pour le meuble en pin. Elle attribue également la vaisselle en faïence émaillée à Astier de Villatte.
Page 22 — texte capital
MAISON A VIVRE
Légende de l’atelier :
L’ancienne chambre d’apparat est devenue son atelier. Les placards de style Louis XV ont été démontés et installés dans cette pièce. Au milieu, un meuble pour ranger les pains de terre. Des placards provenant d’une autre pièce ont été installés là. Le sol est composé de larges planches d’ifs chevillées.
Puis le texte principal :
Sous le nom d’Astier de Villatte sont distribuées des collections de vaisselle en faïence ou du mobilier… Toutes, qu’il a pour la plupart dessinées, sont aussi originales qu’esthétiques.
Suite à un désaccord avec sa sœur Mathilde et son frère Alexandre, avec lesquels il s’était associé, il se voit obligé de quitter la société qui porte son propre nom et fonde “Regards”. Rien d’étonnant de retrouver chez leurs parents les pièces des deux collections éparpillées çà et là, reflétant la même inspiration. Le volume des pièces, leur distribution quasi parfaites et les très beaux parquets d’assemblage à la Versailles ont influencé leur décision d’acheter cette demeure. Au rez-de-chaussée, la jolie bibliothèque est classée aux Monuments Historiques. Au premier étage, dans la chambre d’apparat, Pierre Carron a installé son atelier, offrant une vue sur le jardin. Il n’était pas question, a pensé son épouse, de le voir peindre ailleurs qu’au cœur même de la maison, car il fallait profiter de tout cet espace. Toute la famille participe à l’embellissement de la maison, une famille agrandie avec des petits-enfants. Ici chacun s’exprime artistiquement avec talent. Quoi de plus naturel chez les Carron ?
Importance de cette page
Elle contient trois affirmations éditoriales très nettes :
- les collections diffusées « sous le nom d’Astier de Villatte » comprennent vaisselle en faïence et mobilier ;
- le texte affirme que Jean-Baptiste en a dessiné la plupart ;
- il est expressément écrit qu’après son désaccord avec Mathilde et Alexandre, il quitte « la société qui porte son propre nom » et fonde « Regards ».
Pour un dossier historique, patronymique ou relatif à la paternité des créations, c’est une pièce de presse particulièrement significative.
Page 23
1. Le portrait d’Adélaïde, la petite fille du peintre, s’impose dans le petit salon rose.
2. Dans une vitrine chinée, sont regroupées des collections de verreries et de poupées japonaises. À gauche, devant des petits portraits, un buste de femme en terre cuite est posé sur une colonne.
3 et 4. Les toiles dans l’atelier : « les paniers » posés par terre.
5. Dans l’atelier, Pierre Carron peint des boîtes en bois de n’importe quelle origine. À côté, petite figure en terre cuite.
Page 23.
Commentaire:
Ce reportage est, à mon sens, beaucoup plus important qu’un simple reportage de décoration. Il constitue un témoignage éditorial extérieur et relativement détaillé sur l’histoire de Jean-Baptiste Astier de Villatte et de ses créations.
Trois séries d’éléments ressortent.
Sur le patronyme, la page 18 affirme nominativement que Jean Baptiste Astier de Villatte a relevé le nom de famille de sa mère et qu’il a entraîné sa fratrie dans son aventure artistique. La page 22 va encore plus loin en qualifiant Astier de Villatte de « société qui porte son propre nom ». Ces formulations sont très intéressantes pour établir la manière dont la presse et le public comprenaient alors l’origine du nom.
Sur la création et le mobilier, l’attribution n’est pas vague : la page 21 indique expressément « Meuble en pin dessiné et réalisé par Jean-Baptiste Astier de Villatte ». La page 22 ajoute que, parmi les collections de faïence et de mobilier distribuées sous le nom Astier de Villatte, il en a pour la plupart dessiné les pièces. Cela constitue un élément de presse indépendant particulièrement utile pour documenter la paternité créative.
Sur la faïence blanche émaillée, plusieurs passages rattachent expressément la faïence à Astier de Villatte : le plat « à l’oiseau », la vaisselle de la salle à manger et surtout la mention très claire « Vaisselle en faïence émaillée (Astier de Villatte) » de la page 21. Le reportage associe ainsi directement, dans un contexte photographique et éditorial, le nom Astier de Villatte à une production de faïence émaillée.
Enfin, la page 22 fixe une chronologie publique du conflit et de la séparation : association avec Mathilde et Alexandre, désaccord, départ de la société portant son nom, puis création de Regards. C’est particulièrement intéressant parce que cette histoire n’est pas racontée rétrospectivement par l’une des parties dans le cadre d’un litige : elle apparaît dans un reportage de presse consacré à la famille et à la maison. Cela lui donne une vraie valeur documentaire.












