Couverture — Maison & Jardin
MAISON
VOGUE DÉCORATION
30 F — FÉV.
LES TISSUS À L’HONNEUR
Habillons
nos fenêtres
Retrouvons
les fleurs
Choisissons
le gris,
le turquoise,
le châtaigne…
Adoptons
le style
troubadour
Transformons
nos chambres
ESCAPADE
À MEGEVE
& JARDIN
Code imprimé près du code-barres :
T 5544 – 410 – 30,00 F
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APRÈS
PAR CHRISTINE GRANGE-BARY. PHOTOS JACQUES DIRAND.
Deux versions d’un même appartement : la décoratrice Coralie Halard a transformé pour Maison & Jardin les quatre pièces dans lesquelles elle vit. Changement de tissus, changement de couleurs : deux univers radicalement différents.
Légende :
Avant, page de gauche, les murs de la chambre sont rythmés par une large rayure sur toile de coton, Fauvieille, Nobilis. Le jeté de lit est réalisé en écossais Jim, Nobilis, les oreillers en toile Athéna brodée, coll. Pinto pour Nobilis ; un plaid en laine double face, Besson ; de chaque côté, deux lampes Flèche de Nobilis ; au premier plan, dans une panière de Besson, des taies d’oreiller Vis à Vis. Au mur, un tableau de Pierre Lesieur.
Après, ci-dessus, même pièce, changement de tissus. Au mur, une rayure moirée, Nobilis. Le jeté de lit est réalisé en carreaux, Nobilis. Draps et taies d’oreiller soulignés d’organdi, Danie Postel-Vinay pour Vis à Vis. Au mur, le même tableau de Pierre Lesieur. De chaque côté du lit, deux tables de nuit en osier de Besson. Les deux lampes Flèche, Nobilis, avec des abat-jour bleus.
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AVANT
JAUNES ET ROUGES :
TONS DE SOLEIL
QUI ENFLAMMENT
LA PIÈCE LE SOIR,
ET REMPLACENT LA
LUMIÈRE LE JOUR.
Le confort du salon s’articule essentiellement autour de quatre sièges : deux canapés Coralie tendus d’un damas rayé Rodolphe et soulignés d’une passementerie, Nobilis, agrémentés de coussins en jacquard Candide de Nobilis.
À droite, deux fauteuils anciens à oreillettes sont tendus de la flanelle Dundee, Nobilis, soulignée d’un câble et d’un galon de Nobilis.
Les rideaux sont accrochés par des œillets sur une tringle faite d’un câble d’acier extensible, Houlès ; ils sont traités en larges bandes bicolores découpées dans la soie Maharadjah de Nobilis.
Au centre, sur un tapis kilim, une table basse peinte d’Astier de Villatte, Nobilis.
À gauche de la cheminée, une vitrine de Philippe Vichot, deux lampes Flèche, Nobilis, un portrait de Jean-Charles Blais.
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Page suivante — photographie pleine page
La page que vous avez photographiée entre les pages 66 et 68 est essentiellement photographique et ne comporte pas de texte éditorial visible.
Elle montre le même appartement sous deux états successifs : dans la partie supérieure, le décor dominé par les rouges, les bois et les fibres naturelles ; dans la partie inférieure, une version plus sobre, avec table dressée, rideaux sombres et mobilier réorganisé.
Elle constitue très vraisemblablement la page 67, compte tenu de l’enchaînement 66–68.
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APRÈS
L’HARMONIE EST
TOUT AUTRE : LES
BLEUS ET LE BLANC
SOULIGNENT
LE TON ÉLÉGANT,
LE CHIC MODERNE
DE LA PIÈCE.
L’espace s’est encore agrandi. La disposition des meubles est restée la même. Les murs sont toujours peints en blanc.
Entre les fenêtres habillées de rideaux en viscose et coton, Pizzicati de Nobilis, découpés en bandes de trois couleurs différentes et accrochés à des tringles de Houlès par des œillets, un grand canapé-lit est recouvert d’un épinglé Céramique de Nobilis.
Coussins gansés en flanelle unie, Dundee de Nobilis, coussins-oreillers en taffetas rayé, Festival de Taffetas, Nobilis.
À gauche, un canapé Coralie, Nobilis, est tendu du même épinglé Céramique.
À droite, deux fauteuils en osier, Flamant, avec un coussin écossais Jim, Nobilis.
Sur le tapis Palais-Royal, Nobilis, une table basse d’Asiatides ; sur un plateau, des tasses à café Yacht Club, Yves Deshoulières.
À droite, un tableau de Boismond.
À gauche, une vitrine ancienne, Philippe Vichot.
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Commentaire :
Cette parution est intéressante à plusieurs titres. Il s’agit d’un véritable reportage de décoration consacré à l’appartement de Coralie Halard, explicitement présenté comme son intérieur et comme une transformation réalisée par elle pour Maison & Jardin. L’article est signé Christine Grange-Bary, avec des photographies de Jacques Dirand, ce qui lui donne un contexte éditorial parfaitement identifiable.
Pour votre dossier, l’élément essentiel est évidemment la page 66 :
« Au centre, sur un tapis kilim, une table basse peinte d’Astier de Villatte, Nobilis. »
Cette phrase constitue une mention imprimée, explicite et non ambiguë du nom “Astier de Villatte” appliqué à la création d’un meuble. Il ne s’agit pas d’une simple adresse, d’un nom apparaissant dans une liste de boutiques ou d’une interprétation à partir d’une photographie : la rédaction attribue directement la table basse à Astier de Villatte.
Un autre point me paraît important : l’article nomme séparément Coralie Halard comme décoratrice de l’appartement, alors que l’objet est, lui, crédité Astier de Villatte. Les deux attributions sont donc distinctes au sein du même reportage. Cela peut être particulièrement utile pour établir historiquement que le nom Astier de Villatte circulait déjà dans la presse de décoration comme signature attachée à une production créative identifiable, indépendamment du travail de décoration de Coralie Halard.





