Au sein d’une petite ville de province,
Proche de Richelieu, dans Faye-la-Vineuse,
ancienne maison de village du XVIe siècle,
réinventée
par Jean-Baptiste Astier de Villatte.
Établie en Indre et Loire, au cœur de Faye-la-Vineuse, sur le sommet d’une colline dominant une jolie campagne de cultures, cette maison compte parmis un habitat rural. Située entre Tours, Angoulème et Angers, le climat est humide l’ hiver et très sec l’été.
Le logis
Ancienne maison noble d’un village de 10000 habitants ayant souffert des guerres de religions, dévasté, elle a sans doute été rebâtie sur ses propres vestiges adossés à l’ancien rempart de la ville.
De son allure extérieur, seul subsiste un vaste volume de pierres de méllons soigneusement appareillé auquel est adossée une tour octogonale tronquée.
L’ escalier en visse, repris à partir de pièces de charpentes sans doute récupérée du château de Richelieu démenteleé et vendu par morceaux, est en pierre et chêne assez brut et distribue un rez-de-jardin, un étage plus important et un comble aménagé.
L’ensemble a été restauré dans les années 80 en placoplatre, carrelage de terre cuite et poutres apparente dans un gout douteux et pauvre.
Deux cheminées subsistent dont une monumentale munie d’un blason plat dont les armes ont disparues.
L’ancien hangar
Un ancien hangar adossé à un grand mur de pierre mitoyen et muni de deux poteaux intermédiaires, a été « rempli » afin d’en faire une maison d’habitation annexe à la manière d’un vaste atelier éclairé de grandes verrières et muni d’une mezzanine faisant office de chambre.
L’ensemble est restauré modestement mais simplement.
Le jardin
Les bâtiments sont situés le long des mitoyens et le jardin est subdivisé par des murs ou muret, délimitant des espaces en herbe. L’un d’ eux est muni d’ une piscine abritée.
Le projet
Le projet suivi d’une réalisation par le soins de l’équipe de Jean-Baptiste Astier de Villatte, s’oriente très vite vers la restitution d’une âme destinée à une maison devenue banale.
La maison principale ayant perdu son décor du XVIe, l’idée fut donc de ré-introduire des éléments anciens : portes et fenêtres, sols et enduits, volumétrie, afin de redistribuer la maison, la munir d’ un décorum et l’ ouvrir depuis le premier étage sur le jardin, tout en préservant le peu qui subsistait.
Des fenêtres furent percées sur la place, au Sud afin d’éclairer correctement la cuisine. Une troisième à l’ouest fut ramenée aux proportions des deux premières. Une porte fenêtre fut ouverte sur le jardin au nord, donnant accès au jardin par un joli escalier en pierre réalisé sur voûte.
Les portes de distribution furent parfois dépliées afin de ré-introduire des perspectives vers la cuisine, vers l’ escalier de distribution et vers la salle à manger.
Menuiseries furent réalisées en nos ateliers en chêne et munies de volets intérieurs pour certaines.
Les murs furent ré-enduit à base d’un mortier de chaux et sable afin de constituer un ensemble de supports à la collection de tableaux des propriétaires.
Les plafonds à la françaises furent peints et fleuris à la manière des anciens manoirs à base de peintures à la caséine.
Chacun des sols repris fut démonté, pour poser des sols en terre cuite patinés et cirés dans des formas, des couleurs et un calepinage propre à chacune des pièces de la maison.
L’escalier fut renforcé en maintenant son caractère hétéroclite à l’image d’ une sculpture monumentale, distribuant à la verticale les étages de la maison. Le remplissage des marches en chêne ou en pierre fut réalisé en terre cuite noire.
Les parois des pièces d’eau furent tapissées de carreaux émaillé suivant des impressions et des formes adaptées.
L’aménagement de la cuisine et des salles d‘eau, furent équipés d’ évier et de mobilier maison.
Le jardin a retrouvé son caractère de maison de village, l’ensemble accessible par un lourd portail en chêne protégé par une couverture en ardoise. Il est planté de fruitiers palissé, de plantes aromatiques et de quelques fleurs ornementales choisies.