JBAdeV

La véritable origine du style JB AdeV

En 1993, Jean-Baptiste, né Carron, relève le nom de sa mère et de son grand-père. Il devient Jean-Baptiste Astier de Villatte et invente une faïence nouvelle. Ce récit retrace l’histoire d’un nom devenu matière, puis marque, et aujourd’hui défendu dans sa vérité.

1. Un nom choisi, une œuvre fondée

Jean-Baptiste, né Carron, relève en 1993 le patronyme de sa mère Micheline et de son grand-père pour s’appeler Jean-Baptiste Astier de Villatte, et s’identifier, en qualité d’artiste, à la faïence qu’il a inventée.

Cette faïence, brune, chamottée, émaillée en blanc brillant, associe les gestes de la céramique aux formes issues de l’orfèvrerie. Assemblés librement, ces éléments forment un langage nouveau, immédiatement reconnaissable.

Le nom qu’il porte devient ainsi indissociable de cette invention : celui d’un artiste, mais aussi d’une matière.

2. Les débuts : un atelier, une vision

Les premières pièces voient le jour dans un petit atelier parisien, modeste, mais habité d’une vision forte : créer des objets du quotidien qui portent en eux la trace du temps, du geste, et de la main.

Assiettes, tasses, chandeliers, plats — tous différents, tous semblables — surgissent de cette terre brune émaillée en blanc, comme issus d’un monde parallèle, entre cabinet de curiosités et art liturgique.

Très vite, la presse spécialisée et les collectionneurs reconnaissent cette écriture singulière. Le nom circule, les pièces voyagent. Le style Astier de Villatte s’impose.

3. Quand l’œuvre devient ombre d’elle-même

Mais toute œuvre fondatrice attire ses reflets, ses détournements. Benoît, le frère de Jean-Baptiste, adopte à son tour le patronyme et se présente comme coauteur de cette invention. Il en reprend les formes, mais en affaiblit l’intention. La rigueur du geste s’efface peu à peu derrière les impératifs d’une production industrielle.

Sa sœur, Mathilde Carron, revendique elle aussi ce nom devenu célèbre, sans en avoir porté l’origine ni l’élan. Ce glissement brouille les lignes, affaiblit la portée du travail initial.

Ainsi, ce nom, né d’un choix intime et d’un geste d’artiste, se trouve détourné. L’exigence première se perd dans la répétition.

4. Revenir à l’essence : JB AdeV

Face à ces dérives, Jean-Baptiste décide de reprendre la parole. Ce qu’il a fondé — une matière, un langage, un nom — mérite d’être nommé à nouveau.

Il crée en 2024 la marque JB AdeV, créations depuis 1993. Une signature claire, personnelle, assumée. Elle affirme l’origine, l’exigence, la continuité.

Sous cette enseigne, il retrouve le sens du geste, la liberté de la pièce unique, la force de l’invention. JB AdeV n’est pas une répétition : c’est une fidélité retrouvée, un retour à la source.

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